En allant sur le blog de mon amie Renard, celle-ci a fait un article que je vous enjoins à lire « Nos enfants nous accuseront » avec sa sensibilité qui la caractérise pour une prise de conscience sur la prolifération des OGM et de ce que j’appèlerai le massacre des terres de notre planète, ainsi que de notre mode de consommation, elle illustre son article par une vidéo que je vais mettre en fin de cet article.
Je vais me lancer dans un exercice auquel je ne suis pas habitué, parler de cet état de fait sans tomber dans le politique.
A l’époque où les thèmes écologiques fleurissent et sont dans l’air du temps avec des réunions aux sommets, nous simples consommateurs nous heurtons du coté alimentaire à un dilemme.
Nous voudrions, peut être, manger bio et vivre en harmonie avec notre planète, mais des réalités d’ordres budgétaires font que beaucoup des achats s’effectuent dans les « hard-discount » style Aldi – Lidl etc… au détriment d’aliments sains.
Je ne sais pas si cela est partout vrai, mais les coûts d’achats estampillés « bio » sont souvent au double voir le triple du prix d’un même produit acheté en grande surface d’origine plus ou moins connu et souvent issu de l’agriculture OGM dans ma région alors souvent à contre cœur nous les prenons.
Une question que je me pose est d’où viennent ces prix élevés ? Une des réponses que je pense avoir trouvé vient du peu d’exploitations bio et du manque de distribution de masse de ces produits. Car tout est un effet de marché, il est de notoriété que ce qui coute le plus cher est la première pièce dans l’industrie, ensuite plus vous en produisez plus le coût de revient est moindre.
Ce rapport peut être reporté à l’agriculture, si la tendance serait majoritairement à une culture bio et la production OGM minoritaire, les grands groupes des centrales d’achats seraient dans l’obligation d’inverser la tendance et faire de la culture OGM les produits les plus chers et le bio deviendrait abordable.
Je ne vais pas refaire l’écologie, d’autres que moi s’en chargent, mais du point de vue humain, nous pouvons commencer également à éduquer nos enfants pour que dès leur plus jeune âge ils sachent que les jouets en plastique avec lesquels ils s’amusent sont à base de pétrole polluant par exemple et que sur-consommer épuise les ressources naturelles, cela serait un pas en avant.
J’entends parler Taxe et autres pour les pollueurs et citoyens, ce qui n’est à mes yeux qu’une mesure pour remplir les caisses de l’État, mais une piste en défiscalisant les produits écologique dans un premier temps me semble être une solution incitative valable afin de permettre à tous de faire un geste naturel pour vivre de manière écologique.
Bref en un mot rendre l’écologie abordable pour tous, et surtout une prise de conscience que si nous ne faisons rien, c’est un désert que nous allons laisser à nos enfants et plus certainement à nos arrières petits-enfants. Toute une éducation et mode de vie à revoir.
Bon, la petite vidéo de Renard, elle dure un peu plus de six minutes, le début est en anglais sous titré mais ensuite c’est l’inverse français sous titré anglais.
Salut Pat,
merci d’abord pour tes encouragements à poursuivre mon blog, c’est gentil alors que je te sais toi même un peu au creux de la vague… Depuis le temps que je tiens des blogs ici ou là je n’arrive pas à perdre cette mauvaise (?) habitude de sans doute trop m’attacher aux personnes et de vivre leurs émotions, leurs idées, leurs combats, comme dan la vraie vie, voilà pourquoi j’en demande peut être trop aux autres blogueurs et me sens facilement « trop seule » si les contacts s’effilochent,
cela dit, fermons la parenthèse. j’ai vu l’intégralité de ce documentaire sur Canal et avec nos filles qui sont de jeunes adultes, nous en avons beaucoup parlé avec toujours cette même question: si on sait d’où vient le mal pourquoi ne pas cesser tout de suite et choisir une autre voie pour l’agriculture?
évidemment nous ne sommes pas naïves au point d’ignorer le facteur « gros sous » qui lui mène la danse et ne respecte pas le facteur humain jugé quantité négligeable comme au temps de l’industrie florissante où l’homme ne comptait pas plu qu’une quelconque machine,
As tu lu le livre ou vu le reportage « Le Monde selon Monsanto »? Arte pendant l’été nous avait aussi montré une série documentaire montrant à quel point toute l’agriculture n’a que pour seul but le profit , ruinant les pays les plus pauvres qui s’en sortiraient très bien si on les laissait pratiquer une l’agriculture familiale,
à ce triste combat contre la faim et pour la santé de tous s’ajoute le triste chiffre des 40% de nourriture mis à la poubelle chaque jours dans les pays du Nord… sans commentaires,
Bon week end
), Nicole
Tu as abordé le sujet juste avec l’angle de vue sous lequel je me disais que j’aurais peut-être du le faire, mais je ne sais pas trop justement poser calmement les problèmes, je fonctionne surtout à l’émotion…
Alors, à nous deux, nos articles se complètent et c’est bien ainsi.
Merci pour ce relais, et bises du jour à toi Pat
Bon, je ne vais pas virer écolo, quoique je me pose quelquefois la question. Question : manger bio ? Depuis quelques mois j’achète mes légumes à un organisme « le Terreau » qui me fournit pour 48 euros par mois, des légumes bios, mais pas pour ça tous mes besoins en légumes, parce que très élitistes, ils me font manger des topinambours (de sinistre mémoire), des navets et autres patissons, pas toujours très bons, mais bios. Et puis de la courge que je déteste, du chou et des radis en plein hiver, je me pose quelques questions.
Pour la viande, je n’ai pas trouvé le goût des viandes d’antan, et pour le lait soi-disant bio, je reste sceptique, pas comme la fosse du même nom.
Alors je me dis que le bio n’est pas obligatoirement la solution, mais que si demain le prix des terrains redevenait accessible à tous, alors la solution serait trouvée, et que si les paysans au lieu de commander en France, redevenaient de simples citoyens sans privilège, alors peut-être retournerait-on vers des vieux procédés comme faire manger aux vaches de l’herbe plutôt que de les nourrir à l’ensilage (oui, je sais, je suis utopiste et passéiste, mais je vois les champs de maïs envahir mon espace, et ça m’énerve.
Je suis et je reste un vieux con, qui préfère acheter moins cher parce que pas les moyens, alors que faire ? Mes enfants et petits enfants mangent souvent ma cuisine et ne se plaignent pas trop, alors, je ne vais pas pour celà changer même si l’agriculture et la paysannerie en général, ne me convient plus du point de vue « goût des choses ».
Salut et Fraternité. Au fait Chita ne mange que des granulés, et vit plus vieille qu’avant, comme nous tous.
Bonjour Pat,
Ce type de vidéo devrait être récurrent car en effet on empoisonne la terre en tout premier et ensuite, inexorablement, on empoisonne les populations. La chimie est productive et rapporte beaucoup. L’éradiquer de l’agriculture semble utopique puisque les économies mondiales l’utilisent. Quand on connaît les résultats des sommets, qu’il s’agisse de la finance, de l’écologie, on ne peut que désespérer. L’argent est roi, pire il est devenu le dieu que chacun vénère. L’homme dans toute cette frénésie financière n’existe plus, il n’est que l’outil dont quelques uns abusent volontiers, sans aucun égard ni état d’âme : le profit est le seul but avéré, le confort ou la santé sont mineurs, voire inexistants. Je ne pense pas que les politiques actuels aient envie que cela change même s’ils affichent des mines consternées quand ils évoquent par exemple la couche d’ozone : le moindre problème devient une piste pour créer de nouvelles taxes. Ce sont aux politiques de changer et de remettre l’homme au centre des débats. Mais la logique financière du toujours plus est le frein qui arrête tout inversement de stratégie.
Les effets de manche auxquels on assiste ne sont que des effets de manche : c’est la politique du « après moi le déluge ». Et si la race humaine doit disparaître de la surface du globe, tant pis.
Très clairement, nous sommes mal partis puisque personne ne sait résister au chant des sirènes de la finance.
Plutôt d’accord avec Fred…
Nous sommes assez nombreux à comprendre les enjeux économiques et agronomiques et les perturbations qui en découlent…
Hélas, faire machine arrière dans cette société de production et consommation débridées est mission impossible…
Par conséquent, chacun doit chercher à limiter les effets nocifs et se montrer très sélectif pour l’utilisation de tel ou tel produit…
S’informer et consommer intelligemment pour limiter les dégâts, je ne vois rien de mieux à faire !
Amicalement. Sixtine
Bonsoir tout le monde.
Pat. le sait pendant une période mon activité professionnelle était justement dans l’agro alimentaire et en quelque sorte à la base. Les légumes étaient (et le sont toujours) cultivés par les fermiers de la région mais avec des semences de l’usine de traitement de ces légumes. Donc je sais parfaitement de quoi je parle.
Je vais prendre par ex. un champ de pois avec une culture classique permet une récolte de l’ordre de 8 tonnes à l’hectare alors qu’en culture « bio » la récolte n’est que de 5 tonnes. De ces 5 tonnes après triage il faut compter encore environ 10 % qui seront ejectés car tachés. En culture classique seulement 1 % de déchets. Cela pour expliqué le coût de la la culture Bio.
Seulement je pense que les personnes qui croient que la culture Bio est faite naturellement sans engrais……….. Erreur lamentable erreur si effectivement certains produits phytos ne sont pas utilisés d’autres le sont et le produit « soi-disant » bio ne l’est qu’en partie.
Ceci est valable pour presque toutes les cultures « Bio »
Donc méfiez vous tout autant de ces produits « bio » qu’ils n’ont bien souvent que le nom.
Je sais que mon commentaire va en choquer plus d’un et là n’est pas le but que bien au contraire.
Bonsoir Nicole,
C’est un peu le revers de la médaille, mais il y a du bon aussi, des ami(e)s fidèles et compréhensifs peuvent venir et cette amitié de personnes qui n’ont rien à gagner sauf donner fait du bien et là je parle en connaissance de cause.
Bon, la parenthèse fermée, sur le sujet de la vidéo sur canal +, je ne l’ai pas vu ce reportage car cette chaine je n’y suis pas abonné, c’est une option payante alors je ne vois que la partie en clair et je n’ai pas lu le livre, par contre les reportages sur l’agriculture sauvage abusive et les gaspillages, j’en ai vu plus d’un ce qui me fait dire qu’il est plus que temps que nous réagissions.
En commençant par nous même, je pense que cela serait un bon début. Et dandel a fait un commentaire plus loin qui vient en complément du tien, si tu le permet pour ne pas me répéter je vais lui répondre en complément si tu veux le voir.
Passe un bon WE et haut le moral !
Bises
Pat
Bonsoir Renard,
Ayant lu le tien le travail était mâché, il m’a suffit de peaufiner et compléter les blancs.
Tu sais que pour les bonnes causes, le relais va de soi.
Bises
Pat
Bonsoir Jean-François,
Tu as parfaitement raison, le bio n’est pas une obligation total mais déjà un retour à une agriculture traditionnelle sans toutes ces « saloperies » que l’on déverse dans les champs qui vont polluer les nappes phréatiques et ensuite polluer l’herbage des vaches… et la chaine se poursuit…
Acheter moins cher c’est ce que je dis, nous y sommes contraint pour des raisons financières, personnellement je n’ai jamais réussi à faire saigner un caillou, si maintenant les produits écologiques seraient abordables pourquoi ne pas favoriser ceux-ci ? Actuellement pour moi c’est irréalisable.
Que Chita vive encore de très longues années, fais lui ma caresse du soir.
Amitiés
Pat
Bonsoir Fred,
Mais justement, c’est cela que font tous les gouvernements de tous les pays… exclure l’homme des débats, nous sommes en plein « boum » du roi pognon, et lui pour avoir sa tête il faudra qu’il n’y ai plus de planète et d’homme qui la peuple.
Je crois qu’avec cette phrase tout est résumé.
Amitiés
Pat
Bonsoir Sixtine,
Je pense comme vous tous, et ce n’est qu’en nous prenant en main nous même que nous pourrons changer nos mauvaises habitudes, sauf que financièrement les dés sont pipés un peu au départ pour faire TOUT ce qu’il serait nécessaire.
Bises
Pat
Bonsoir dandel,
Pourquoi ton commentaire choquerait-il ? Tu donnes un avis de professionnel ayant travaillé dans ce secteur, et ouvre des perspectives qui si elles ne sont pas réjouissantes sont la réalités.
Je sais pour en avoir parlé avec toi, que c’est la pratique courante, le « Bio » comme tout produit subit les effets marketings et spéculations de gens qui ne sont payés que pour cela, comment utiliser le label sans en avoir les contraintes et surfer sur la vague écologie pour s’en mettre plein les poches.
Maintenant, à nous de faire attention et prendre ses lunettes pour lire les petits caractères en bas des étiquettes et surtout prendre le temps de les lires.
Bises
Pat
manger bio, c’est venir en Auvergne ! j’ai fait le pas après 58 ans d’hésitation ! des potagers à perte de vue ! des maisons pas chéres ! et du paysage à volonté ….
merde , je viens de m’apercevoir que je tape sur des touches en plastic !
…. après çà j’aurais du mal à faire la leçon à mes 4 petits enfants
amitiés.