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Baraka ou scoumoune, où est la frontière ?

Ces mots étrangers, qui pour le premier signifie « chance » et l’autre « malchance ou poisse populairement », ces mots amènent une question que l’on peut se poser : où se situe la frontière pour tomber dans l’une ou l’autre catégorie ou est-ce de naissance ?

A cela on pourrait ajouter, « adulation » et « rejet » en complément, ces termes beaucoup vont dire, se les poser c’est qu’on est juste à point pour la psychiatrie ou la psychanalyse.

Et pourtant ce sont des sujets que l’on pourrait retrouver dans des épreuves pour le BAC mais qui pour les personnes qui les vivent sont insignifiants pour ceux qui bénéficient des catégories « Baraka et Adulation » mais sont une chape de plomb qui mine la vie de la deuxième catégorie.

Lorsque l’on parle de « baraka » on pense automatiquement à des personnes « biens nées » vivant dans l’aisance et où selon l’expression populaire  : on les jettes tout nu dans l’eau et ils remontent les poches pleines de poissons. Ces personnes sont souvent adulées enfin en apparence car fort de leur baraka.

L’autre catégorie fait penser à la famille nombreuse qui vit dans un clapier sordide avec pour compagnie le « kil de rouge qui tache » avec le père qui cogne sur la femme et les enfants accrochés à la jupe rapiécée de la mère. Ces personnes sont rejetées car dans la misère la plus complète.

Ce clivage, je l’ai volontairement exagéré, quoique réaliste, c’est la facette d’où vient le droit de bénéficier ou subir l’une ou l’autre catégorie qui m’interpelle.

C’est surtout la scoumoune qui va alimenter le débat, car la baraka, c’est justement ce à quoi aspirent les « scoumounards » et pourtant ce droit beaucoup n’en verront jamais la couleur mais pour d’autres cela peut changer, ce sont les temporaires.

Ma conviction intime personnelle, est que c’est à la naissance que les cartes sont données, certains ont tous les as et rois, d’autres un jeu qui permet en jouant bien de s’en sortir et faire quelques belles parties et les derniers ont carrément toutes les cartes pourries qui ne permettent même pas de remporter un pli.

Les « temporaires » pour moi, ce sont les personnes qui a priori sont né dans une famille de la catégorie « scoumounards » mais avec la baraka et qui un jour la chance (baraka) vient remplir son contrat, un mariage, un billet de loto, le poste idéal…  et la vie sourie à pleines dents, bien sur il faut bosser et avoir sa part d’ennuis mais la baraka est là pour le petit coup de pouce.

Le vrai scoumounard lui, il peut tenter tout, avoir l’intelligence, le courage tout va foirer lamentablement, et lorsqu’il pense avoir sa part de baraka, le sort le remet à sa juste place sans répits jours après jours et années après années, et en plus comme rien ne passe, il est rejeté et taxé de pauvre type ou femme.

J’entends d’ici, les purs et durs dire… eh, ho ! c’est toi le pauvre type, je viens de rien et j’ai réussi, c’est parce que tu es un nul et un raté que tu rejette la faute sur la scoumoune….

Peut être… mais a défaut de réussite la vraie richesse réside dans l’amour… et n’est-ce pas la plus belle des « baraka » ?

15 commentaires

  1. dandel4 dit :

    Bonjour à tous,

    Donc si je comprends bien la baraka c’est le type bourré aux as qui connait le fléau National, et la scoumoune le pauv’con d’en bas qui le connait aussi…..

    alors pas de doute le fais parti de la deuxieme catégorie

    Bises (dans le fond dans ce cas là je préfère être dans la deuxieme on est plus nombreux et çà tient chaud)

  2. Fred de Roux dit :

    Rares sont ceux qui bénéficient de cette baraka : généralement, il faut le reconnaître, ils sont nés dans le bon milieu. Pour eux, des avatars, certes, mais pas comme pour ceux qui sont mal nés.
    On ne choisit pas de naître ici ou là, d’être riche ou pauvre dès la naissance, encore d’avoir les parents qui sauront ou non donner la bonne éducation. On est en effet tous tributaires de son milieu social, culturel, religieux… Si certains échappent au sort commun (ce que tu appelles des scoumounards), c’est parce qu’ils en veulent tellement qu’ils sont prêts à tout pour occuper le devant de la scène, quitte à écraser les pieds des autres et même plus que cela.
    Côté intelligence, on ne naît pas tous avec le même capital et si la naissance est favorable, sûr que le destin sera différent de celui né là où il ne fallait pas. A de rares exceptions, le gugusse mal né restera en l’état. Ta

  3. Fred de Roux dit :

    Zut, mon com est parti sans que je l’aie terminé !

    Tant mieux pour celui qui aura assez de gnacque en plus de l’intelligence pour émerger, à force de volonté, du trou où la naissance l’a fait échoir. S’il sort du trou en restant intègre, c’est encore mieux. Mais combien échappent à l’attrait de la puissance ?

    Conclusion : on naît tous libres et égaux, mais ce serait se leurrer de croire qu’on a tous les mêmes chances puisque par la naissance on bénéficie ou non des mêmes atouts.

  4. sixtine dit :

    Je ne fais partie non plus de la première catégorie ; je dois me situer dans celle des  » temporaires  » !
    Situation intermédiaire qui permet de souffler un peu parfois, mais qui ne met pas à l’abri de bien des soucis… C’est ainsi et on vit avec ! On s’attend souvent à la prochaine tuile qui ne manque jamais d’arriver !
    A la longue, on est rôdé et on sait  » surfer  » sur la vague des  » emm..des  » comme des vrais champions !
    Bisous,Pat.

  5. Je suis d’accord avec ta conclusion. Passes une bonne nuit ainsi qu’un bon dimanche. @+ Amicalement. Patrick.

  6. Renard dit :

    C’est même pour ça que certains qui ont la barazka continuent de l’avoir, car les scoumouneux les adulent et leurs déroulent le tapis rouge en espérant secrètement qu’un jour ce sera leur tour, et si on supprime les inégalités, ils ne pourront plus rêver… car autrement, ces barakeux nantis qui finalement ne sont qu’une poignée au regard de la population mondiale et bien, il y a belle lurette qu’on n’en entendrait plus parler…
    De là à penser que c’est grace à certains scoumouneux que les barakeux se maintiennent, je te laisse juge

    Bises à toi Pat

  7. Pat59 dit :

    Bonjour dandel,
    Vu comme cela, le raccourci est rapide :)
    Bises
    Pat

  8. Pat59 dit :

    Bonjour Fred,
    Mais encore faut-il pouvoir sortir la tête de l’eau sans que les tuiles vous la remette en dessous de suite.
    Et en conclusion je vois que tu me rejoins, nous sommes tous égaux devant la chance, seulement certains le sont plus que d’autres.
    Amitiés
    Pat

  9. Pat59 dit :

    Bonjour Sixtine,
    C’est une situation qui permet de souffler en effet et cela ferait du bien, question surfer sur « les em***des » c’est vrai que nous sommes champions, une encyclopédie sur pattes des tuiles et comment se sortir d’une pour replonger de suite dans la suivante… :o
    Mais, en quelque sorte c’est une chance que n’ont pas ceux qui sont habitués à avoir la baraka, nous sommes blindés.
    Bisous
    Pat

  10. Pat59 dit :

    Bonjour Patrick et bienvenu sur le blog,
    Oui, c’est le seul trésor que nous avons et que bien souvent ceux qui ont la baraka ne savent pas garder ou connaitre tellement la chance et l’argent sont leurs seules préoccupations.
    @+ amicalement
    Pat

  11. Pat59 dit :

    Bonjour Renard,
    Aduler les scoumouneux ? personnellement non, et là tu lances le débat plus loin, « supprimer les inégalités » autant demander à avoir le billet gagnant de l’euro million….
    Je ne demanderai même pas à avoir la baraka, simplement avoir la paix et que les tuiles tombent un poil à coté, ce serait déjà pas mal :)
    Je sais me contenter de peu…
    Bises
    Pat

  12. Michel dit :

    Je trouve que cette chanson de Le Forestier résume assez bien le problème.

    1-Né quelque part

    (Paroles : Maxime le Forestier * Musique : Maxime le Forestier / Jean Pierre Sabar)

    On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille.
    On choisit pas non plus les trottoirs de Manille,
    De Paris ou d’Alger
    Pour apprendre à marcher.
    Etre né quelque part.
    Etre né quelque part,
    Pour celui qui est né, c’est toujours un hasard.
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Y’a des oiseaux de basse-cour et des oiseaux de passage.
    Ils savent où sont leurs nids, qu’ils rentrent de voyage
    Ou qu’ils restent chez eux,
    Ils savent où sont leurs oeufs.
    Etre né quelque part.
    Etre né quelque part,
    C’est partir quand on veut, revenir quand on part.
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Est-ce que les gens naissent égaux en droits
    A l’endroit où ils naissent ?
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Est-ce que les gens naissent égaux en droits
    A l’endroit où ils naissent…
    Que les gens naissent pareils ou pas ?
    Abantwana bayagxuma, becashelana bexoxa
    On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille.
    On choisit pas non plus les trottoirs de Manille,
    De Paris ou d’Alger
    Pour apprendre à marcher.
    Je suis né quelque part.
    Je suis né quelque part,
    Laissez-moi ce repère, ou je perds la mémoire.
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Est-ce que les gens naissent égaux en droits
    A l’endroit où ils naissent…
    Que les gens naissent pareils ou pas ?
    Buka naba bexoshana
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Buka naba bexoshana
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Est-ce que les gens naissent égaux en droits
    A l’endroit où ils naissent…
    Que les gens naissent pareils ou pas ?
    Buka naba bexoshana
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa
    Nom’inqwando yes qwag iqwahasa

  13. aliciabx dit :

    J’ai toujours pensé (et agi dans ce sens) qu’il valait mieux faire ce que l’on aime,tant mieux si ça rapporte, du moment que l’on est heureux de le faire.

  14. Pat59 dit :

    Re bonjour Michel,
    En effet elle illustre parfaitement mon article, bien vu :)
    Amicalement
    Pat

  15. Pat59 dit :

    Bonjour Alicia,
    Déjà si on possède l’amour on a le principale, mais avoir un poil de chance en plus ne gâche rien.
    C’est comme l’histoire du fou qui se tape sur la tête avec un marteau et qui répond lorsqu’on lui demande pourquoi il fait cela « parce que ça fait du bien quand ça s’arrête » :)
    Amitiés
    Pat

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