La tempête Xynthia est passée sur la France et les pays voisins, en ces moments, j’ai une pensée pour les victimes.
Je ne vais mettre personne en cause, c’est une catastrophe naturelle, et devant la puissance des vents et des marées nous réalisons combien nous sommes peu de choses devant la toute puissance de la nature.
J’ai une pensée pour toutes les victimes de ce cataclysme, je viens de voir à la télévision des personnes qui ont tout perdu, des familles brisées par la mort d’un parent, des régions dévastées…
Je pense à ces personnes qui malheureusement n’ont pas pu payer la prime d’assurance pour leurs biens, et je pense particulièrement à une famille de ma région.
Je ne la connais pas personnellement, et j’ai entendu parler de ce cas car elle est passée brièvement aux informations, il faudrait que je fasse des recherches pour savoir son nom et je ne sais pas si je le trouverai.
Un arbre a été déraciné par la force des vents, cet arbre de bonne taille en s’écroulant est tombé sur la façade, dans sa chute, il a éventré une bonne partie de celle-ci, et certainement par la force du choc ébranlé le reste du bâtiment.
Je ne sais pas si ces personnes étaient les propriétaires ou locataires de ce logement, mais j’ai entendu la femme en pleurs dire qu’elle se trouvait dans une sale situation, et à la question posée par la journaliste : « Quand comptez vous être indemnisé par les assurances pour les dégâts ? » elle a répondu : « Je ne serai pas indemnisée car je n’ai pas su payer ma prime d’assurance, mon mari et moi travaillions tous les deux dans une entreprise qui a fermé et nous sommes au chômage avec deux enfants ». (Durée du reportage 2 minutes)
Petit encart pour expliquer le système chômage en Belgique, lorsque dans un ménage, le couple est au chômage, seule une personne touche comme chef de famille basé sur ses revenus lorsqu’il travaillait, en majorité d’après ce que je sais cela tourne au alentours de 1000 € sauf quelques cas mais en tout cas c’est plafonné, et le conjoint est compté comme co-habitant avec environ 350 € par mois au maximum. Ces chiffres étant bien sur une moyenne basé sur des salaires de travailleurs ayant des revenus comparables au SMIC chez nous en étant en activité.
Il y en a de plus en plus qui ne savent plus payer leurs primes d’assurances, que ce soit pour les véhicules, ou l’assurance logement etc… cet argent ils en ont besoin pour se nourrir et sans faire de folies.
Alors dans ces conditions, ces personnes si elles étaient propriétaires se retrouvent avec des ruines qui si ils n’avaient pas fini de rembourser vont devoir continuer à payer, sans compter les frais de destruction éventuels, un nouveau loyer à payer etc…
Et dans le cas où ils étaient locataires, le propriétaire va se retourner contre eux pour obtenir réparation de son bien car l’assurance est obligatoire, dans ce cas de figure, il existe bien un fond de garantie pour les personnes qui sont défaillantes ou sont en cas de non assurance, mais alors si le propriétaire sera indemnisé en fin de compte, les locataires eux, vont devoir rembourser le fond de garantie que celui-ci ne va pas manquer de leur réclamer.
Ainsi, par la force des vents et du sort qui les as mis au chômage et en situation de précarité, les voilà en plus dehors, leurs biens détruits et encore plus dans les dettes avec peu d’espoir d’en sortir.
J’ai eu de la chance, si les vents ont bien soufflés, l’eau de la rivière à laquelle ma maison est accolée a monté et s’est arrêtée juste à la limite avant le débordement, nous avons passé la nuit à surveiller pour constater sa baisse sur le matin bien en dessous de sa cote d’alerte et je n’ai rien à déplorer comme dégâts.
Décidément nous sommes vraiment peu de choses face à la nature, je sais que certains vont se faire un plaisir de trouver la faille dans la construction de digues ou de constructions sous le niveau de la mer etc… on peut trouver, c’est certain, mais la nature aura toujours le dernier mot en final et nous rappèle que nous ne sommes que des pièces rapportées face à elle.
Combien de personnes sont de le cas de cette famille ? Personne ne parle, dans les médias, non plus de ces cas qui entraine la détresse et si je suis tombé sur le reportage, c’est parce qu’il était en direct sur la radio.